Cette bague à permis une identification précise et immédiate du pigeon, en effet avant l'apparition de celle-ci, l'identification se faisait par marquage à l'encre grasse, directement sur les plumes de l'aile. Marquage renouvelé plusieurs fois par an du fait de la mue des oiseaux. Celui ci était complété par une description plus ou mois précise du sujet concerné. L'age et l'identité restaient incertains.
DE LA NAISSANCE A LA VICTOIRE
Après des jours de préparation, de soins attentifs et de patience inouïe, conduits au sommet de leur forme, les pigeons sont enfin prêts pour le grand voyage. Grand moment, au siège de la société colombophile, que cette « mise en loge » ( marquage et mise au panier de voyage). C'est là que se sont écrits les plus grandes pages de la colombophilie, lieu de rencontre d'échange et de camaraderie, dans une atmosphère lourde de bruit de roucoulements et de tabac, un verre à la main, la tête pleine de rêves. Mais comment ce déroule un concours ? Voici quelques explications ...
Société "LA FRATERNELLE" : Bureau de marquage.
Le concours
Âgé de quelque jour, notre protégé se verra poser à la patte une bague rigide dite "matricule" sur laquelle se trouve un numéro unique ainsi que l'année de naissance. Ce même numéro figure sur un cerificat d'immatriculation appelé également " titre de propriété ". Ce certificat correspond à sa carte d'identité. Notons que cette bague, posée a vie, ne pourra plus jamais être retirée.
Le baguage Utilisée comme dossard, cette bague qui porte un numéro unique, est placée sur la patte du pigeon avec l'aide d'une bagueuse. Le numéro de cette bague est noté sur un document appelé " feuille de jeu "en face du numéro matricule du pigeon. Le numéro matricule, unique, se touve sur une bague rigide posée à vie sur la patte du pigeon. Cela correspond à sa carte d'identité. Le pigeon est ensuite transporté sur un lieu de lâcher. A la rentrée d’un concours, la bague en caoutchouc est ôtée du pigeon et placée dans un constateur vérifié et plombé. Cette bague est " avalée " par le constateur en marquant l’heure d’arrivée du pigeon. La bague se retrouve alors dans le barillet du constateur. C'est ce barillet, en fonction du nombre de cases qu'il posséde qui détermine la capacité du constateur et donc le nombre de pigeons pouvant être constatés. Cette bague n'est pas mise directement dans l'appareil, elle est d'abord placée dans un godet .Cela évitait à la mécanique de se bloquer avec la bague. Les constateurs les plus récents possédent des petits clapets sur les cases du barillet évitant ainsi l'utilisation de godets, cela pour gagner du temps lors de la constatation. A l’ouverture du constateur les différentes heures de rentrée sont mises en relation avec le numéro de la bague en caoutchouc et donc avec le numéro matricule du pigeon. A savoir : Chaque colombophile possède un " carnet de distance ". Ce carnet, officiel, contient les distances, précises au mètre prés, comprises entre les différents lieux de lâcher et le pigeonnier . Le temps et la distance sont donc connus, un classement peut être établi.